{"id":1328,"date":"2015-06-05T09:48:20","date_gmt":"2015-06-05T07:48:20","guid":{"rendered":"http:\/\/droitelectoral.blog.lemonde.fr\/?p=1328"},"modified":"2015-06-05T09:48:20","modified_gmt":"2015-06-05T07:48:20","slug":"05062015-sommes-nous-tous-les-republicains-analyse-juridique-des-ordonnances-du-tgi-de-paris-du-26-mai-2015-par-un-nouvel-auteur-g-coustans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/?p=1328","title":{"rendered":"05\/06\/2015 : Sommes-nous tous Les R\u00e9publicains ? Analyse juridique des ordonnances du TGI de Paris du 26 mai 2015 [par un nouvel auteur, G. Coustans]"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Un blog juridique vit plus facilement s&rsquo;il est collectif. Apr\u00e8s avoir\u00a0accueilli ses premiers doctorants, le blog du droit \u00e9lectoral est tr\u00e8s heureux aujourd&rsquo;hui\u00a0d\u2019accueillir\u00a0son premier \u00e9tudiant, G\u00e9raud Coustans, \u00e9tudiant du M1 de droit public de la facult\u00e9 Grenoble-Alpes. Auteur d&rsquo;un m\u00e9moire sur le droit des partis politiques, il nous propose ici son analyse sur le changement de nom de l&rsquo;UMP, au prisme des ordonnances du TGI de Paris du 26 mai 2015. Merci \u00e0 lui !<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/droitelectoral.blog.lemonde.fr\/files\/2015\/06\/t\u00e9l\u00e9chargement.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"  wp-image-1338 alignleft\" src=\"http:\/\/droitelectoral.blog.lemonde.fr\/files\/2015\/06\/t\u00e9l\u00e9chargement.jpg\" alt=\"t\u00e9l\u00e9chargement\" width=\"274\" height=\"152\" \/><\/a>\u00c7a y est\u00a0! Depuis le vendredi 29 mai 2015, le congr\u00e8s du 30 mai et le vote des adh\u00e9rents de l&rsquo;UMP (\u00e0 jour de cotisation), le principal parti politique de la droite r\u00e9publicaine se d\u00e9nomme d\u00e9sormais \u00ab\u00a0Les R\u00e9publicains\u00a0\u00bb. Un nom approuv\u00e9 \u00e0 83% des voix des adh\u00e9rents, dont cependant seulement 46% se sont exprim\u00e9s sur ce changement. Alors que, d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, les sondages annon\u00e7aient que 73% des fran\u00e7ais refusaient une telle d\u00e9nomination.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0, pourtant Mr. Sarkozy en ligne de proue du \u00ab\u00a0<em>tout changement<\/em>\u00a0\u00bb voire du \u00ab\u00a0<em>changement c&rsquo;est maintenant<\/em>\u00a0\u00bb s&rsquo;en allant rebaptiser son parti. Sans doute pour essayer de mettre de c\u00f4t\u00e9 les affaires retentissantes attach\u00e9es aux financements de l&rsquo;UMP et de \u00ab\u00a0<em>redresser les comptes d&rsquo;un parti en difficult\u00e9 \u00e9conomique<\/em>\u00a0\u00bb selon ses dires. D\u00e9ficit \u00e9conomique li\u00e9 principalement, il faut le rappeler, au rejet de ses comptes de campagne avec \u00e0 la cl\u00e9 le non-remboursement d&rsquo;une somme d&rsquo;environ 11 millions d&rsquo;Euros.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;alternance du nom d&rsquo;un groupement politique de droite n&rsquo;est pas l&rsquo;artifice de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration politique, il s&rsquo;inscrit dans la pure tradition de la droite fran\u00e7aise sous la V\u00e8me R\u00e9publique. Il est annonciateur de la prise d&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;un homme politique qui se veut du moment, dans l&rsquo;objectif de conqu\u00e9rir le pouvoir en faisant table rase du pass\u00e9. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;ancien Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique a choisi de proposer une modification du nom de son parti politique. Historiquement ce changement est une constante politique du principal parti de droite, tout d&rsquo;abord appel\u00e9 RPF (Rassemblement pour la France) en 1947\u00a0; UNR (Union pour une nouvelle R\u00e9publique) en 1958\u00a0; UDV puis UDR (Union des d\u00e9mocrates pour la V\u00e8me R\u00e9publique) en 1967\u00a0; RPR (Rassemblement pour la R\u00e9publique) en 1976\u00a0; UMP (Union pour une majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle\u00a0 puis rebaptis\u00e9 rapidement Union pour un mouvement populaire) en 2002\u00a0; il devrait donc d\u00e9sormais s&rsquo;appeler \u00ab\u00a0Les R\u00e9publicains\u00a0\u00bb. Un transformisme politique qui permet sans r\u00e9elles id\u00e9es nouvelles et engagements nouveaux de laisser para\u00eetre l&rsquo;\u00e9volution et l&rsquo;adaptation du politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les aboutissants politiques d&rsquo;un tel choix ont d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fortement interpr\u00e9t\u00e9s, travaill\u00e9s et explicit\u00e9s \u00e0 travers de nombreux articles et interviews politiques, mais qu\u2019en est-il du droit\u00a0? Un tel changement de nom de l&rsquo;UMP est-il juridiquement possible\u00a0? Le choix du terme \u00ab\u00a0Les R\u00e9publicains\u00a0\u00bb pour d\u00e9nommer un parti politique est-il l\u00e9gal\u00a0? N&rsquo;est-il pas une appropriation d&rsquo;un bien commun\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question a \u00e9t\u00e9 clairement pos\u00e9e avant le Congr\u00e8s fondateur du nouveau parti politique\u00a0: en effet, une demande en r\u00e9f\u00e9r\u00e9-conservatoire avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e mi-mai et tout aurait pu s\u2019arr\u00eater si le juge avait estim\u00e9 que ce nouveau nom posait probl\u00e8me. Cependant, le nom \u00ab\u00a0Les R\u00e9publicains\u00a0\u00bb n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 ill\u00e9gal par le juge, dans l\u2019attente du jugement de l\u2019affaire au fond, comme l\u2019a jug\u00e9 le TGI de Paris par deux ordonnances du 26 mai 2015 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; une portant sur une demande en QPC form\u00e9e par l\u2019UMP contre un article du Code de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, rejet\u00e9e par le juge :\u00a0<a href=\"http:\/\/droitelectoral.blog.lemonde.fr\/files\/2015\/06\/ordonnancederejetdelaqpcdel__umpnonsignee.pdf\">ordonnancederejetdelaqpcdel__umpnonsignee<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; l\u2019autre par une demande en r\u00e9f\u00e9r\u00e9-conservatoire d\u00e9pos\u00e9e par de nombreux requ\u00e9rants \u00a0personnes morales et personnes physique :\u00a0<a href=\"http:\/\/droitelectoral.blog.lemonde.fr\/files\/2015\/06\/jugement_du_tgi__refere__26_mai_2015.pdf\">jugement_du_tgi__refere__26_mai_2015<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Analyse<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le droit applicable au choix du nom des partis politiques\u00a0et le rejet de la QPC form\u00e9e par l\u2019UMP contre l\u2019article L. 711-3 du Code de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La transformation ou la s\u00e9lection d&rsquo;un nom de groupement est juridiquement simple\u00a0: le principe est la libert\u00e9 de la d\u00e9nomination sociale du groupement politique, de\u00a0la m\u00eame fa\u00e7on qu&rsquo;une association ou une soci\u00e9t\u00e9. Cette libert\u00e9 de choix est un corollaire de la libert\u00e9 d&rsquo;association (<a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069570\">Loi du 1er juillet 1901<\/a>), mais elle reste conditionn\u00e9e par l&rsquo;habituelle reconnaissance d&rsquo;une personnalit\u00e9 morale au groupement. Condition qui ne pose aucun probl\u00e8me concernant les partis politiques car ils l\u2019acqui\u00e8rent de plein droit par leur activit\u00e9 et cela par le simple respect de <a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000321646\">la loi du 11 mars 1988 relative \u00e0 la transparence financi\u00e8re de la vie politique<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"  wp-image-1339 alignright\" src=\"http:\/\/droitelectoral.blog.lemonde.fr\/files\/2015\/06\/t\u00e9l\u00e9chargement-1-300x160.jpg\" alt=\"t\u00e9l\u00e9chargement (1)\" width=\"272\" height=\"145\" \/>Il demeure pourtant des restrictions l\u00e9gales et sp\u00e9cifiques \u00e0 cette libert\u00e9 de d\u00e9nomination, \u00e0 l&rsquo;inverse de ce que l&rsquo;UMP\u00a0 essayait d&rsquo;avancer en d\u00e9fense dans sa demande en QPC form\u00e9e\u00a0contre l&rsquo;article <a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069414&amp;idArticle=LEGIARTI000006279684&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid\">L. 711-3 du code de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle<\/a> \u00e0 l\u2019occasion du proc\u00e8s fait devant le TGI de Paris contre sa nouvelle d\u00e9nomination (v. <em>infra<\/em>). L\u2019UMP entendait en effet, \u00e0 l\u2019occasion de sa refondation dans Les R\u00e9publicains et pour se d\u00e9fendre contre les recours form\u00e9e contre elle, que cet article \u00e9tait contraire \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;action et au choix du nom d&rsquo;un parti politique qui ressortiraient intrins\u00e8quement, selon l&rsquo;UMP, de l&rsquo;article 4, 34 et 47 de la Constitution. Cependant, la demande ne sera pas transmise par le TGI \u00e0 la juridiction sup\u00e9rieure puisqu&rsquo;elle sera reconnue par ordonnance du 26 mai 2015 comme ayant un caract\u00e8re non s\u00e9rieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces r\u00e8gles sont les suivantes\u00a0:<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>La d\u00e9nomination retenue ne doit pas correspondre \u00e0 une marque d\u00e9pos\u00e9e <em>a priori <\/em>\u00e0 l&rsquo;institut national de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (INPI). Pour \u00e9viter les usurpations, les groupements politiques prennent souvent l&rsquo;initiative de prot\u00e9ger leur d\u00e9nomination par le d\u00e9p\u00f4t d&rsquo;une marque \u00e0 l&rsquo;INPI (<a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCode.do;jsessionid=EF4C066B65C9BCCF7A6090B829E2FC06.tpdila07v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006161691&amp;cidTexte=LEGITEXT000006069414&amp;dateTexte=20150603\">Article L. 712-1 et s<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCode.do;jsessionid=EF4C066B65C9BCCF7A6090B829E2FC06.tpdila07v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006161746&amp;cidTexte=LEGITEXT000006069414&amp;dateTexte=20150603\"> 712-1 et s du Code de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuel<\/a>le). Pour les partis politiques, la difficult\u00e9 est grande, car \u00e0 l&rsquo;inverse des soci\u00e9t\u00e9s et associations il n&rsquo;existe aucun registre regroupant le nom des partis politiques. Pour lister les partis politiques, il faut analyser la certification des comptes annuels des partis faite par la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques), tout en respectant les d\u00e9p\u00f4ts sur les autres registres (Associations, soci\u00e9t\u00e9s, marques \u2026) de fa\u00e7on \u00e0 \u00e9viter toute confusion.<\/li>\n<\/ul>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Le nom du groupement doit \u00eatre original. Dans le cas des partis politiques, cette exigence ne semble exister que dans une bien moindre mesure\u00a0: il suffit de regarder la fr\u00e9quence de l&rsquo;usage des m\u00eames termes pour les noms des diff\u00e9rents partis \u00e0 la lecture de la publication g\u00e9n\u00e9rale des comptes des partis et groupements politiques de la CNCCFP. Ainsi, trente-quatre partis utilisent le terme de \u00a0\u00bbMouvement\u00a0\u00bb, Vingt-et-un celui \u00a0\u00bbd&rsquo;Association\u00a0\u00bb, vingt-cinq celui de \u00a0\u00bbRassemblement\u00a0\u00bb et douze de R\u00e9publicain(e)(s), au titre de <a href=\"http:\/\/www.cnccfp.fr\/docs\/partis\/comptes\/cnccfp_comptes_2013.pdf\">l&rsquo;exercice de 2013<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant l&rsquo;originalit\u00e9 peut \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e lorsqu&rsquo;elle d\u00e9coule d&rsquo;une v\u00e9ritable \u0153uvre de l&rsquo;esprit ou d&rsquo;une notori\u00e9t\u00e9 cons\u00e9quente, attach\u00e9e \u00e0 la d\u00e9nomination. Ainsi, sont prot\u00e9g\u00e9s certains usages de termes appos\u00e9s les uns \u00e0 la suite des autres. Le juge l\u2019a estim\u00e9 pour l\u2019\u00e9num\u00e9ration de \u00ab\u00a0Chasse\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0P\u00e8che\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Nature\u00a0\u00bb (CA Versailles 11 octobre 2001). Les groupes de mots forment l&rsquo;originalit\u00e9 de la d\u00e9nomination d&rsquo;un parti politique, alors que pris uniform\u00e9ment ils semblent libres d&rsquo;appropriation et d\u00e9pourvus d&rsquo;originalit\u00e9. Qu\u2019en est-il des d\u00e9nominations dot\u00e9es d&rsquo;un seul terme, et banal, comme \u00ab\u00a0Les R\u00e9publicains\u00a0\u00bb\u00a0? C&rsquo;est au juge d&rsquo;apporter la r\u00e9ponse\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le parti politique semble donc \u00e0 la limite du r\u00e9gime juridique du \u00a0\u00bbnom\u00a0\u00bb applicable aux autres groupements. Ses sp\u00e9cificit\u00e9s d\u00e9mocratiques lui permettent une permissivit\u00e9 d&rsquo;activit\u00e9 non n\u00e9gligeable (<a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexteArticle.do;?idArticle=LEGIARTI000019240999&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071194&amp;dateTexte=20140401\">Article 4 de la Constitution de 1958<\/a>), ce qui rend d&rsquo;autant plus obscur la possible contestation et le travail du l\u00e9giste politiste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par cons\u00e9quent, le d\u00e9p\u00f4t du nom reste pour les groupements politiques d&rsquo;une facilit\u00e9 d\u00e9concertante, les contestations n&rsquo;intervenant qu&rsquo;<em>a posteriori<\/em>. En effet, le fait que le nom soit accept\u00e9 lors de la d\u00e9claration initiale, que ce soit par l&rsquo;INPI ou par des organismes g\u00e9rant diff\u00e9rents registres, n&rsquo;atteste en rien du respect des exigences l\u00e9gales pr\u00e9cit\u00e9es. C&rsquo;est \u00e0 ce moment, s&rsquo;il y a contestation, que le juge intervient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La l\u00e9galit\u00e9 (provisoire\u00a0?) du changement de nom de l\u2019UMP en \u00ab\u00a0Les R\u00e9publicains\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le changement de d\u00e9nomination de l&rsquo;UMP a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 par de nombreux justiciables devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris \u00e0 la suite du d\u00e9p\u00f4t de la marque \u00a0\u00bbLes R\u00e9publicains\u00a0\u00bb au recueil des marques de l&rsquo;INPI le <a href=\"http:\/\/bases-marques.inpi.fr\/Typo3_INPI_Marques\/getPdf?idObjet=4132642_201510_fmark\">10 novembre 2014<\/a>\u2026 D\u00e9p\u00f4t qualifi\u00e9 par l&rsquo;avocat Christophe L\u00e8guevaques, chef de file du mouvement anti-\u00a0\u00bbLes R\u00e9publicains\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0<em>hold-up s\u00e9mantique<\/em>\u00a0\u00bb ou encore de \u00ab\u00a0<em>privatisation de l&rsquo;id\u00e9al r\u00e9publicain\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;action en justice s&rsquo;est pour l&rsquo;instant seulement faite sous la forme d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9r\u00e9 conservatoire, r\u00e9f\u00e9r\u00e9 intent\u00e9 par le biais d&rsquo;une action de groupe men\u00e9e par environ 140 requ\u00e9rants, appuy\u00e9s par 3 associations politiques. Le d\u00e9p\u00f4t au TGI de la demande en nullit\u00e9 est dat\u00e9 du 5 mai 2015, date anniversaire des \u00e9tats g\u00e9n\u00e9raux et par un hasard peut-\u00eatre fortuit, date du bureau politique de l&rsquo;UMP. La requ\u00eate a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, mais il est int\u00e9ressant d\u2019\u00e9tudier le raisonnement du juge tant du point de vue de la recevabilit\u00e9 de l\u2019action que du fond.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>La recevabilit\u00e9<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du point de vue de la recevabilit\u00e9, cette ordonnance rappelle la relative souplesse de l\u2019\u00e9tat du droit positif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Concernant la capacit\u00e9\/qualit\u00e9 \u00e0 agir, le tribunal reprend sa jurisprudence constante en recherchant la qualit\u00e9 \u00e0 agir des groupements \u00e0 travers la d\u00e9monstration d&rsquo;une autorisation d&rsquo;ester en justice (<a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069570\">Loi 1er juillet 1901<\/a>)\u00a0: le juge reconna\u00eetra ainsi sur ce fondement un manque de qualit\u00e9 \u00e0 agir pour le \u00a0\u00bbMouvement R\u00e9publicain et Citoyen\u00a0\u00bb. La capacit\u00e9 des personnes physiques n&rsquo;est pas \u00e9tudi\u00e9e par le juge et n&rsquo;est pas soulev\u00e9e en d\u00e9fense, elle ne pose donc en l&rsquo;esp\u00e8ce aucune probl\u00e9matique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir, le juge, toujours attach\u00e9 \u00e0 sa jurisprudence habituelle, v\u00e9rifie l&rsquo;existence d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat certain, personnel et subjectif des personnes requ\u00e9rantes. Pour les personnes morales, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat certain est consid\u00e9r\u00e9 comme d\u00e9montr\u00e9 par \u00ab\u00a0<em>le risque de confiscation d&rsquo;un terme utilis\u00e9 dans le d\u00e9bat politique<\/em>\u00a0\u00bb. Pour les personnes physiques, le tribunal s&rsquo;est refus\u00e9 \u00e0 reconna\u00eetre l&rsquo;int\u00e9r\u00eat personnel et certain, car celles-ci agissent pour une simple d\u00e9monstration d&rsquo;expression et d&rsquo;opinion sans avancer un pr\u00e9judice individuel selon le juge. A cet \u00e9gard le tribunal prend l&rsquo;exemple d&rsquo;un ancien r\u00e9sistant (Monsieur Dreyfus) intervenant \u00e0 l&rsquo;instance, expliquant \u00ab\u00a0<em>qu&rsquo;il n&rsquo;agit pas dans son int\u00e9r\u00eat direct et personnel, mais dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral des fran\u00e7ais\u00a0<\/em>\u00bb. C&rsquo;est sans aucun doute un des effets de la vision r\u00e9publicaine offerte par l&rsquo;h\u00e9ritage de Rousseau et inscrite \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexteArticle.do;?idArticle=LEGIARTI000019240997&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071194&amp;dateTexte=20140401\">l&rsquo;article 1er de notre Constitution<\/a>, vision qui veut que l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral soit d\u00e9tach\u00e9 de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat individuel. Ce qui, de plein droit emp\u00eache l&rsquo;action individuelle ayant pour objectif la d\u00e9fense d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9pourvu d&rsquo;un effet direct et\/ou personnel. Etre r\u00e9publicain emp\u00eacherait donc de d\u00e9fendre l&rsquo;atteinte imminente \u00e0 la R\u00e9publique\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Le fond<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les moyens avanc\u00e9s par les requ\u00e9rants \u00e0 l&rsquo;appui de leur demande en nullit\u00e9 de la marque \u00a0\u00bbLes R\u00e9publicains\u00a0\u00bb sont pr\u00e9cis, mais restent \u00e0 la limite de l&rsquo;utilit\u00e9 juridique\u00a0: le recours au r\u00e9f\u00e9r\u00e9 conservatoire est op\u00e9ratoire selon <a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070716&amp;idArticle=LEGIARTI000006411293\">l&rsquo;article 809 du code proc\u00e9dure civil<\/a>e \u00ab\u00a0<em>soit pour pr\u00e9venir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite<\/em>\u00a0\u00bb, et c&rsquo;est sur cette n\u00e9cessaire d\u00e9monstration que les requ\u00e9rants se sont vu d\u00e9bout\u00e9s par le TGI. En effet, Le tribunal n&rsquo;a pas\u00a0 accept\u00e9 de constater que le trouble manifestement illicite et\/ou le dommage imminent \u00e9taient d\u00e9montr\u00e9s, en l&rsquo;esp\u00e8ce, par la partie demanderesse. Comment d\u00e9montrer le pr\u00e9judice engrang\u00e9 par le choix d&rsquo;une d\u00e9nomination d&rsquo;un parti politique repr\u00e9sentatif\u00a0? C&rsquo;est l\u00e0, toute la difficult\u00e9 de cette affaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le trouble manifestement illicite<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Concernant le trouble manifestement illicite, que ce soit pour la famille R\u00e9publicain ou les autres requ\u00e9rants, celui-ci n&rsquo;est pas reconnu. La confusion avanc\u00e9e par la famille R\u00e9publicain n&rsquo;est pas explicit\u00e9e, et \u00ab\u00a0<em>elle ne d\u00e9veloppe pas plus quel pr\u00e9judice pourrait subir un membre de la famille dont le patronyme est celui de \u00ab\u00a0R\u00e9publicain\u00a0\u00bb qui aurait la volont\u00e9 d&rsquo;adh\u00e9rer \u00e0 un parti politique diff\u00e9rent du parti qui serait intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Les R\u00e9publicains\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0\u00bb. Les autres demandeurs mettent en avant <a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006438819&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070721\">l&rsquo;article 1382 du code civil<\/a> (sur la responsabilit\u00e9 civile) en se basant sur un trouble \u00e0 l&rsquo;ordre public, un trouble constitutionnel, une concurrence d\u00e9loyale et un d\u00e9nigrement des autres partis politiques li\u00e9 \u00e0 une captation des vertus r\u00e9publicaines. Le juge d\u00e9note rapidement le s\u00e9rieux de la contestation en expliquant que \u00ab<em>\u00a0la d\u00e9fense des valeurs de la R\u00e9publique, d\u00e9fense qui ne peut, bien entendu, pas devenir l&rsquo;apanage d&rsquo;un seul mouvement.\u00a0<\/em>\u00bb. Mais, selon le tribunal, les requ\u00e9rants ne d\u00e9montrent pas express\u00e9ment le trouble manifestement illicite car ils produisent seulement des \u00ab\u00a0<em>all\u00e9gations<\/em>\u00a0\u00bb qui ne peuvent \u00eatre admises \u00e0 ce stade de la proc\u00e9dure car le juge du r\u00e9f\u00e9r\u00e9-conservatoire est, selon le droit, un juge de l&rsquo;\u00e9vidence et de l&rsquo;instant. Il renvoie donc l&rsquo;appr\u00e9ciation des suppositions et l&rsquo;affaire au juge du fond.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En l&rsquo;esp\u00e8ce, la d\u00e9monstration du trouble manifestement ill\u00e9gal est difficile, <a href=\"http:\/\/fr.scribd.com\/doc\/267101592\/LES-REPUBLICAINS-Critiques-Du-Jugement-Devant-La-Cour-d-Appel-de-Paris\">les critiques du jugement<\/a> en pr\u00e9paration pour l&rsquo;appel du r\u00e9f\u00e9r\u00e9 ce 25 juin 2015 \u00e0 14h le d\u00e9montrent encore. Les requ\u00e9rants mettent en avant un abus de droit, appuy\u00e9 \u00e0 nouveau par des all\u00e9gations inv\u00e9rifiables au moment de la prise de position du juge du r\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour soutenir leurs pr\u00e9tentions de trouble, la partie demanderesse s&rsquo;aventure ensuite sur le terrain de l&rsquo;incertain, par le biais d&rsquo;une transposition bancale de la jurisprudence du <a href=\"http:\/\/www.conseil-constitutionnel.fr\/conseil-con..decision-n-79-105-dc-du-25-juillet-1979.7724.html\">Conseil constitutionnel du 25 juillet 1979 \u00ab\u00a0<\/a><a href=\"http:\/\/www.conseil-constitutionnel.fr\/conseil-con..decision-n-79-105-dc-du-25-juillet-1979.7724.html\"><em>gr\u00e8ve \u00e0 la radio et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision<\/em><\/a><a href=\"http:\/\/www.conseil-constitutionnel.fr\/conseil-con..decision-n-79-105-dc-du-25-juillet-1979.7724.html\">\u00a0\u00bb<\/a>, en inventant une \u00ab\u00a0<em>d\u00e9sorganisation de la vie sociale<\/em>\u00a0\u00bb applicable \u00e0 l&rsquo;affaire des \u00ab\u00a0R\u00e9publicains\u00a0\u00bb. En compl\u00e9ment, les requ\u00e9rants essayent d&rsquo;avancer un trouble li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;irrespect du droit concurrentiel (d\u00e9tournement du droit des marques) et \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;une confusion. Le risque de confusion semble, cette fois, juridiquement d\u00e9fendable en r\u00e9f\u00e9r\u00e9, puisque la Cour de cassation se trouve avoir d\u00e9j\u00e0 jug\u00e9 qu&rsquo;un risque de confusion dans l&rsquo;esprit du public peut-\u00eatre constitutif d&rsquo;un trouble manifestement illicite (En ce sens\u00a0: C.cass, ch com. du 10 juillet 2012 ; C.cass, 2\u00e8me ch civ. du 12 juillet 2012). Il est pourtant refus\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Encore faut-il que le droit commun soit appliqu\u00e9 par le juge \u00e0 la personne sp\u00e9cifique qu&rsquo;est le parti politique. Parti qui est, il faut le rappeler, l&rsquo;\u00e9manation directe de la d\u00e9mocratie et de la R\u00e9publique et doit de ce fait, \u00eatre n\u00e9cessairement regard\u00e9 diff\u00e9remment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le dommage imminent<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Concernant le dommage imminent et donc la condition d\u2019urgence, il n\u2019est pas retenu non plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le dommage imminent s&rsquo;entend du \u00ab <em>dommage qui n&rsquo;est pas encore r\u00e9alis\u00e9, mais qui se produira s\u00fbrement si la situation pr\u00e9sente doit se perp\u00e9tuer<\/em> \u00bb ( C.cass, ch com. Du 13 avril 2010). Un dommage qui serait \u00e9ventuel ne peut \u00eatre retenu pour fonder l&rsquo;intervention du juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s. La simple constatation de l&rsquo;imminence du dommage suffit \u00e0 caract\u00e9riser l&rsquo;urgence permettant ainsi la mise en place d&rsquo;une action conservatoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le changement de nom de l&rsquo;UMP n&rsquo;a pas d&rsquo;effet certain, c&rsquo;est un autre point qui fait d\u00e9faut pour notre juge de l&rsquo;\u00e9vidence. En effet, celui-ci refuse de caract\u00e9riser le trouble li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;irrespect du code de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et aux possibles atteintes g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par l&rsquo;usage du nom \u00a0\u00bbLes R\u00e9publicains\u00a0\u00bb. Par exemple, la proximit\u00e9 phon\u00e9tique des titres de \u00a0\u00bbPr\u00e9sident des R\u00e9publicains\u00a0\u00bb et \u00a0\u00bbPr\u00e9sident de la R\u00e9publique\u00a0\u00bb est-elle constitutive d&rsquo;une atteinte \u00e0 l&rsquo;ordre public au sens de <a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069414&amp;idArticle=LEGIARTI000006279684&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid\">l&rsquo;article L. 711-3 du code de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuell<\/a>e\u00a0? Le fait d&rsquo;\u00eatre un parti pr\u00e9sentant des candidats \u00a0\u00bbR\u00e9publicains\u00a0\u00bb dommage-t-il directement les autres partis \u00e0 la veille des r\u00e9gionales\u00a0? La question est donc simple\u00a0: L&rsquo;explicite ambigu prend-il de court l&rsquo;implicite dans l&rsquo;esprit du citoyen ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le fait de capitaliser et d&rsquo;entretenir ce genre de confusion avec les signes de la R\u00e9publique consacre vraisemblablement ce dommage. En l&rsquo;\u00e9tat actuel, il n&rsquo;est tout simplement pas \u00e9vident pour le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s de reconna\u00eetre cette confusion. Pourtant, la captation presque monopolistique des termes et des symboles de la R\u00e9publique par \u00a0\u00bbLes R\u00e9publicains\u00a0\u00bb depuis le congr\u00e8s du 30 mai, se dirige dangereusement en ce sens. Il suffit de voir <a href=\"https:\/\/twitter.com\/NicolasSarkozy\/status\/604354421443682304\/photo\/1\">la premi\u00e8re affiche<\/a> du parti (Proche de l&rsquo;appel \u00ab\u00a0\u00e0 tous les fran\u00e7ais\u00a0\u00bb du G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle de 1940), ainsi que le langage et les termes utilis\u00e9s par <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=2qTE0C0M_SI\">Nicolas Sarkozy<\/a> durant ce congr\u00e8s, notamment en se d\u00e9finissant comme seul parti continuateur de la R\u00e9publique. Ce sera, de toute fa\u00e7on, aux juges de statuer sur la reconnaissance et la v\u00e9racit\u00e9 du dommage avanc\u00e9 par les parties demanderesses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En d\u00e9finitive, l&rsquo;ordonnance de rejet a respect\u00e9 le droit et les faits au moment pr\u00e9cis de son rendu. Sauf que les faits \u00e9voluent, que le congr\u00e8s est pass\u00e9 par l\u00e0, que la captation symbolique et phon\u00e9tique pr\u00e9-r\u00e9gionale commence \u00e0 se faire ressentir fortement dans les m\u00e9dias et dans le langage politique (c&rsquo;est notamment d\u00e9j\u00e0 le cas au <a href=\"http:\/\/parlement.blog.lemonde.fr\/2015\/06\/02\/naissance-des-republicains-a-lassemblee\/\">Parlement<\/a>). Les d\u00e9cisions \u00e0 venir seront d\u00e8s lors peut-\u00eatre novatrices sur le plan du droit des partis politiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que la R\u00e9publique soit s\u00e9par\u00e9e entre \u00a0\u00bbR\u00e9publicains\u00a0\u00bb et non-\u00a0\u00bbR\u00e9publicains\u00a0\u00bb ou qu&rsquo;elle ne le soit en d\u00e9finitive pas, il n&rsquo;en ressortira au final qu&rsquo;une chose\u00a0: le droit commun des groupements n&rsquo;est pas et n&rsquo;est plus adapt\u00e9 aux partis politiques. Le droit des partis politiques a besoin de sa propre mati\u00e8re, de ses propres r\u00e8gles\u00a0; d&rsquo;ailleurs des l\u00e9gislations et quelques jurisprudences ont au cas par cas amorc\u00e9es cette \u00e9volution. Il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 prendre les devants avant que la cr\u00e9ature r\u00e9publicaine n&rsquo;\u00e9chappe compl\u00e8tement \u00e0 son cr\u00e9ateur, la R\u00e9publique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>G\u00e9raud Coustans<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un blog juridique vit plus facilement s&rsquo;il est collectif. Apr\u00e8s avoir\u00a0accueilli ses premiers doctorants, le blog du droit \u00e9lectoral est tr\u00e8s heureux aujourd&rsquo;hui\u00a0d\u2019accueillir\u00a0son premier \u00e9tudiant, G\u00e9raud Coustans, \u00e9tudiant du M1 de droit public de la facult\u00e9 Grenoble-Alpes. Auteur d&rsquo;un m\u00e9moire sur le droit des partis politiques, il nous propose ici son analyse sur le changement &hellip; <a href=\"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/?p=1328\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;05\/06\/2015 : Sommes-nous tous Les R\u00e9publicains ? Analyse juridique des ordonnances du TGI de Paris du 26 mai 2015 [par un nouvel auteur, G. Coustans]&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1338,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3,10],"tags":[393,581,647,759,795,1036,1064],"class_list":["post-1328","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ancien-blog","category-droit-des-partis-politiques","tag-droit-des-marques","tag-inpi","tag-les-republicains","tag-nicolas-sarkozy","tag-parti-politique","tag-tgi-de-paris","tag-ump"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1328","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1328"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1328\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1328"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1328"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogdudroitelectoral.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1328"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}